Résultats 2025 du Groupe VINCI remarquables !!!

11/02/2026


La performance remarquable du groupe
tranche avec l'austérité salariale chez Vinci Autoroutes

Les résultats du groupe VINCI ont été divulgués le 5 février dernier. Et sans grande surprise, les félicitations étaient au rendez-vous.

En effet, pour son premier grand oral, Pierre Anjolras, directeur général de VINCI, a été dithyrambique sur les performances du groupe : « VINCI a réalisé en 2025 une performance remarquable. La progression du chiffre d’affaires s’est accompagnée d’une nouvelle amélioration des résultats opérationnels. En dépit de l’alourdissement de la charge fiscale en France, le résultat net est supérieur à celui de 2024, le cash-flow libre atteint un niveau record de 7 milliards d’euros et l’endettement financier net a diminué de 1,3 milliard d’euros."

Il a ajouté au sujet des concessions : "Dans les infrastructures de mobilité, VINCI a conclu avec les autorités compétentes d’importants accords renforçant la visibilité des contrats et offrant des perspectives de croissance prometteuses : en France, plan d’investissements additionnels de Cofiroute et plan d’entretien et de renouvellement assurant le bon état en fin de concession d’Escota."

En conclusion, il évoque les perspectives pour l'année 2026, et elles aussi semblent prometteuses : " VINCI aborde 2026 avec sérénité, discipline et audace. Animé par une vision de long terme et porté par la transition énergétique, la transformation numérique, les besoins de mobilité ainsi que par les enjeux de souveraineté, le Groupe continuera de renforcer ses positions de leader, en alliant excellence opérationnelle, création de valeur et performance globale."

On ne peut que se féliciter des très bons résultats financiers de l’exercice 2025. Les chiffres parlent d'eux-mêmes :

  • Chiffre d'affaires : 74,6 Mds d'euros, en hausse de +4,2 %.
  • Le Résultat Opérationnel sur Activité (ROPA) progresse de +6,2 % à 9,6 milliards d’euros (+561 millions d’euros), soit une marge sur chiffre d’affaires de 12,8 %.
  • Le Résultat net consolidé part du Groupe s’établit à 4,9 milliards d’euros.
  • Le cash-flow libre atteint un nouveau record de 7,0 milliards d’euros (6,8 milliards d’euros en 2024) en dépit de la surcharge d’impôt sur les sociétés en France.
  • Une hausse de plus de 800 millions d’euros de l’EBITDA qui atteint 13,5 milliards d’euros (18,1 % du chiffre d’affaires), tirée par les concessions et les services à l’énergie.
  • L’endettement financier net consolidé au 31 décembre 2025 ressort à 19,1 milliards d’euros, en baisse de 1,3 milliard d’euros.
  • Le chiffre d’affaires de VINCI Autoroutes est en hausse de +2,3 % à 6,7 milliards d’euros. L’EBITDA s’établit à 4,8 milliards d’euros (soit un taux sur chiffre d’affaires de 71,0 %) et le cash-flow libre à 2,6 milliards d’euros.

A noter également "que le trafic de VINCI Autoroutes, bien qu’impacté en toute fin d’année par des opérations de blocage des agriculteurs, progresse de +0,9 % en 2025 (dont véhicules légers +0,9 % et poids lourds +0,7 %)."

Et oui, même chez Vinci Autoroutes, les résultats sont excellents, le trafic en progression, les perspectives d'avenir positives.

Et pourtant, paradoxalement, nos dirigeants gèrent l'évolution de notre entreprise et de ses salariés comme si nous étions dans un contexte économique fragile, très concurrentiel, à l'avenir incertain.

Baisse des recrutements, des projets et des effectifs, alors que l'activité est toujours aussi importante.

Encadrement drastique de l'évolution des salaires et plus généralement de la masse salariale, négociations et dialogue social complexes, alors que les résultats de l'entreprise sont excellents.  

De nombreux observateurs, dont nous faisons partie, constatent avec sidération que le travail ne paie plus comme avant, que la reconnaissance  n'est plus qu'un mot creux, que l'ancienneté et la fidélité ne sont plus des critères que l'entreprise souhaite mettre en valeur.

Aujourd'hui, il vaut mieux être un actionnaire important, comme le sont la plupart de nos dirigeants, que d'être salariés.

La preuve en chiffres : alors que la hausse du SMIC au 1er janvier 2026 était de 1,18 %, la société ASF accordait aux travailleurs 1,1% d'augmentation générale. Alors que l'enveloppe globale NAO était de seulement 1,4%,  le groupe accorde aux actionnaires une hausse des dividendes de +5,3 % par rapport à l’exercice précédent.

Abraham LINCOLN disait « Le capital n’est que le fruit du travail et n’aurait jamais pu exister si le travail n’avait pas existé avant lui. Le travail est supérieur au capital et mérite bien plus grande considération. » 
 
Nos revendications, portant sur les salaires, les réorganisations, l'emploi, l'évolution conventionnelle, visent justement à redonner du mérite et de la reconnaissance au travail, et cela passe par une seule action : la redistribution juste et équitable des gains de productivité et des bénéfices.