Salariés expérimentés : un enjeu majeur pour les entreprises
Selon une récente étude de la Dares, la place des salariés seniors dans l'emploi continue de progresser. En 2025, le taux d'emploi des 55-64 ans atteint 61,7 %, un niveau jamais observé depuis 1975. Malgré cette évolution favorable, la France demeure en retrait par rapport à la moyenne européenne.
Une progression particulièrement marquée après 60 ans
La hausse de l'emploi des seniors est principalement portée par les salariés âgés de 60 à 64 ans. Si près de 79 % des 55-59 ans sont en activité, ce taux atteint encore 44,4 % chez les 60-64 ans, avec une progression particulièrement forte ces dernières années.
Cette tendance confirme une réalité de plus en plus visible : les carrières s'allongent et les entreprises doivent désormais intégrer durablement les enjeux liés au maintien dans l'emploi des salariés expérimentés.
Le niveau de qualification reste déterminant
L'étude souligne également que les salariés les plus diplômés sont ceux qui restent le plus longtemps en activité. Chez les 60-64 ans, plus de 6 diplômés du supérieur sur 10 occupent encore un emploi, contre seulement un tiers des titulaires d'un CAP ou d'un BEP.
Cette situation concerne directement les populations cadres, dont les parcours professionnels et l'expertise constituent un atout majeur pour les entreprises.
Un sujet au cœur des futures négociations chez ASF
Ces constats résonnent particulièrement au sein d'ASF, où la part des salariés expérimentés est désormais très significative :
- 62 % des salariés ASF ont plus de 50 ans ;
- 42,5 % des cadres ont plus de 50 ans.
Pourtant, lorsque l'on observe les dispositifs actuels d'aménagement de fin de carrière, les cadres semblent moins les utiliser. Sur les 363 départs réalisés via le CET Fin de Carrière au cours des trois dernières années, seuls 13 % concernaient des cadres.
Dans ce contexte, la prochaine négociation sur les salariés expérimentés devra apporter des réponses concrètes afin de mieux prendre en compte les attentes et les spécificités des cadres en seconde partie de carrière : aménagement du temps de travail, recours au CET fin de carrière, retraite progressive, temps partiel et semaine de 4 jours, transmission des compétences ou encore maintien de l'employabilité, jours d'ancienneté pour la maîtrîse d'encadrement et les cadres..
Parce que les salariés expérimentés représentent aujourd'hui une part essentielle des effectifs ASF, il est indispensable de construire des solutions adaptées à tous, cadres comme non-cadres.


