NAO 2026
Une signature sans grande victoire sociale !!!
En demandant la tenue d'une réunion supplémentaire sur les augmentations de salaires, notre intention était d'aboutir à une proposition acceptable pour toutes les parties prenantes.
En effet, nous sommes passés d'une proposition d'enveloppe NAO de 2,2% à 1,5%, bien en dessous des augmentations de salaire du secteur autoroutier et de la moyenne nationale des augmentations en France qui oscilleraient entre 2 % et 3%.
Un grand groupe comme VINCI Autoroutes, avec une hausse de son chiffre d'affaires de + 2,7% au 3ème trimestre (à 5 166 millions d'euros), propose une augmentation générale des salaires en dessous de la hausse du SMIC (+1,18% au 1er janvier 2026).
Notre dernière proposition, à savoir une AG pour les ETAM (employés/techniciens/ agentsde maîtrise) et un talon pour la ME (Maîtrise d’encadrement) et les cadres de 1,2 % + une AI de 0,3%, couvrait à peine la hausse du SMIC, sacrifiant au passage l'ancienneté fixée conventionnellement à 0,38%.
Certes, l'inflation cumulée sur un an, de décembre 2024 à décembre 2025, est de 0,9% (la direction retenant une inflation à 0,75% !!!). Sur cette base-là, le minimum d'augmentation générale pour tous les salariés, en y ajoutant l'ancienneté, devrait être de 1,28%.
Malgré tous nos efforts, vous constaterez, en lisant ci-après l'ultime proposition de la direction, que la hausse des salaires est décevante :
- Enveloppe globale : 1,40 %
- AG Exécution/Maîtrise : 1,10 % + AI de 0,3%
- ME : Une enveloppe d’augmentations individuelles de 1,4% assortie d’un talon fixé à 0,9%.
- Cadres : Une enveloppe d’augmentations individuelles de 1,4%.
Les mesures complémentaires proposées par la direction sont composées d’une revalorisation :
- des Salaires de Bases Annuels Garantis (SBAG) des cadres classes I à L de +2%,
- de la prime d’éloignement de +2%,
- de l’indemnité panier de +0,9%,
- des indemnités kilométriques (IK) de +5% à compter du 1er février 2026,
- la prise en charge de l’abonnement transports en commun à 75%,
- le maintien du Forfait Mobilité Durable (FMD).
- des frais d’hôtel et de restauration à compter du 1er février 2026 seront de 200 € en région parisienne (contre 175 € actuellement) et de 115 € en province (contre 110 € actuellement). Pour les indemnités de repas, ils passeront de 21 € actuellement à 28 €.
Nos revendications, qui étaient pourtant si simples, avaient pour objectifs de coller à la réalité économique et sociale, de maintenir le pouvoir d'achat de la classe moyenne.
L'ultime proposition de la direction n'y répondra pas. Les ETAM qui n'auront pas l'AI (+/- 50% des effectifs de cette catégorie) perdront le bénéfice de l'ancienneté, avec un petit tassement des grilles de classification puisque l'AG sera inférieure à la hausse du SMIC, ce qui nous laisse un goût amer.
Des mesures complémentaires minimalistes :
- une hausse de la prime d'éloignement nettement insuffisante, qui ne compensera absolument pas la fin du régime d'exonération des cotisations sociales,
- une hausse des SBAG qui oublie les bas salaires et la classe moyenne
ETAM/ME, - La prise en charge des frais d'abonnement transport (essentiellement en région parisienne), l'évolution des IK et le forfait mobilité sont certes un tout petit plus, mais qui malheureusement ne toucheront que très peu de salariés,
- Une hausse des remboursements des frais d'hôtellerie et de restauration attendus par les salariés, mais qui n'est pas un gain de pouvoir d'achat à proprement parler, puisqu'il s'agit d'une mise à niveau du remboursement des frais engagés par les salariés dans le cadre des missions professionnelles.
Après échanges avec nos adhérents et les salariés, le syndicat Force Ouvrière sera signataire de cet accord d’entreprise.


