L’une des pires primes d’intéressement jamais versées chez ASF ?
Les chiffres sont tombés : la prime d’intéressement 2025 est en forte baisse.
La dégringolade était malheureusement prévisible, tant les critères et les seuils étaient difficiles à atteindre.
Pour rappel, au moment de la négociation, nous avions fait part de notre inquiétude, nous avions fait des propositions pour améliorer son contenu.
Mais la direction n’a rien voulu savoir, nous assurant que cet accord était excellent et largement atteignable.
Les résultats nous donnent une nouvelle fois raison :
- Directions Support : Les salariés percevront la somme de 1 200 € (- 950 € par rapport à l'année dernière).
- Languedoc Roussillon : La prime sera de 2 100 € (contre 2 450 € l'année dernière), sauf pour les salariés du district de l'Aude qui percevront 1 350 € (- 1 100 € sur 1 an).
- Ouest-Atlantique : 2 100 € de prime pour tous les salariés de l'établissement (contre 2 450 € l'année dernière), sauf pour les salariés du district centre-Atlantique qui percevront 1 500 € (- 350 €).
- Sud-Ouest : 2100 € pour tous les salariés de l'établissement (perte de 350 €), sauf district Midi-Toulousain (+ 650 €).
- Sud Atlantique Pyrénées : 1 200 € pour la DRE (-1 100 €) / 650 € pour le district Sud-Atlantique (-1 050 €) / 1 800 € pour le district Pyrénées (+ 100 €).
- Provence Auvergne Rhônes-Alpes : 2 100 € pour la DRE (-350 €), 1 500 € pour le district vallée du Rhône (-950 €), 950 € pour le district Massif-Central (contre 1 850 € l'année dernière) et enfin 1 100 € pour le district Provence (perte de 350 € par rapport à l'année dernière).
Comme vous pouvez le lire, la quasi-totalité des salariés verront leur prime d'intéressement dégringoler. On risque de battre le triste record de la plus basse enveloppe jamais distribuée pour un accord d’intéressement (qui était en moyenne de 1 377 € en 2023).
Normal quand on regarde plus en détails les affichettes par établissement :
- Aucun indicateur n'a été atteint sur les accidents du travail avec arrêt (ATAA). A cause notamment de l'intégration par l'entreprise des accidents liés aux heurts de fourgon par des tiers, inadmissible pour les élus FO vu que les salariés sont des victimes, vu qu’ils n’ont aucun levier pour éviter l’accident.
- Des seuils progressifs beaucoup trop élevés et trop difficiles à atteindre, comme par exemple ceux pour les ATAA, la satisfaction client, le covoiturage et les fiches Move Safe.
- Une politique d'entreprise qui dégrade les organisations et les conditions de travail, dont les résultats se ressentent sur les ATAA, les absences pour arrêt maladie, sur le mal-être au travail et les risques psychosociaux.
- Le refus de reverser les primes d'intéressement lorsque les contestations des accidents du travail faites par la direction aboutissent à une requalification en maladie sur l'exercice suivant.
Après une NAO décevante, après le refus de compenser la fin de l'exonération des cotisations sociales de la prime d'éloignement, voilà maintenant une baisse très importante de la prime d'intéressement.
Cette tendance baissière inquiète considérablement les salariés, et instaure un climat de défiance de plus en plus fort envers notre entreprise et sa manière de négocier, que certains considèrent de plus en plus déloyale.
Paradoxe sociétal, pendant que les travailleurs ne récoltent que les miettes de la productivité, les grands groupes, eux, engrangent sur le dos des salariés des bénéfices colossaux.